La production d’énergie renouvelable, comme le photovoltaïque, est intermittente. Quand le vent ne souffle pas ou que le soleil ne brille pas, il n’y a pas d’énergie produite.

Une énergie intermittente… mais propre

Les opposants au projet éolien avancent régulièrement l’argument qu’il est nécessaire de recourir aux centrales au gaz et au charbon, qui émettent de grandes quantités de CO² responsables du dérèglement climatique, pour assurer l’approvisionnement en électricité quand les éoliennes ne tournent pas.

Selon eux, cela provoquerait, non pas une réduction des émissions, mais une augmentation.

L’argument ne tient pas.

Lorsque le vent souffle, les éoliennes produisent une électricité propre qui permet de réduire cette pollution liée à l’utilisation d’énergie fossile, comme le gaz, en temps réel.

L’éolien soulage la production d’énergie polluante et non l’inverse

Lorsque le vent diminue, les éoliennes ralentissent ou s’arrêtent temporairement. La production d’énergie, à défaut d’autres sources renouvelables disponibles, s’appuie alors sur des moyens classiques. Dans le pire des cas, toutefois, le taux d’émission de CO² remontera au niveau initial.

Il s’agit bien d’un retour au niveau initial, pas d’une augmentation du taux par rapport à ce niveau de base !

Ce ne sont pas les centrales au gaz qui compensent l’intermittence de l’éolien, c’est l’éolien qui soulage la production d’énergie traditionnelle polluante.

L’absence de vent doit-elle automatiquement être compensée par des centrales au gaz ?

Non, pas automatiquement ! D’autres énergies renouvelables peuvent apporter leur contribution : le soleil, qui brille indépendamment du vent, et d’autres sources renouvelables : biométhanisation, énergie hydroélectrique… D’où l’importance de développer toutes les sources d’énergie renouvelable dont nous disposons.