La valorisation immobilière est l’une des principales raisons qui incitent les citoyens les plus concernés à s’opposer à des projets éoliens, et ce même si cette raison n’est pas toujours avouée.

L’annonce d’un projet éolien peut avoir un effet dépréciateur à court terme sur la valeur immobilière locale. Mais cet effet est limité dans le temps. Les études réalisées indiquent que pendant la période qui précède la construction d’un parc éolien, on peut observer une baisse de la valeur des maisons sur le marché immobilier. Cette baisse peut se prolonger quelques mois après la construction.

A moyen terme, la valorisation reprend son cours

Ensuite, on remarque que l’immobilier reprend le cours du marché.

Ce résultat confirme les tendances remarquées dans d’autres pays tels que la France. Une étude publiée en 2010 par la Commission immobilière des Notaires francophones de Belgique  montre que l’implantation de parcs éoliens n’a aucun impact significatif sur le marché immobilier.

L’ERA baromètre 2018 indique que, en Flandre, la baisse de prix des habitations situées dans un rayon proche d’un parc éolien (entre 500m et 2 km) pourrait être en moyenne de 2,7%.

Eléments objectifs et subjectifs

La valeur d’un bien immobilier est constituée d’éléments objectifs (localisation, surface habitable, nombre de chambres, isolation, type de chauffage,…) et subjectifs (beauté de l’endroit et du bâtiment, impression personnelle, coup de cœur,…). L’implantation d’un parc éolien n’a pas d’impact sur les critères de dévalorisation objectifs d’un bien. Il ne joue que sur les éléments subjectifs, qui peuvent varier d’une personne à l’autre.

Certains considèrent la présence d’un parc éolien comme un « plus », d’autres pas. Il en va de même pour la présence d’un nouvel hôpital, par exemple, comme c’est envisagé à Houdemont en face du parc éolien citoyen.

Cette dernière infrastructure, si elle générera des nuisances, devrait renforcer la valeur des biens immobiliers à plus long terme.