En Wallonie, par principe de précaution, l’impact d’un projet éolien sur les oiseaux est analysé en détail dans l’étude d’incidences sur l’environnement préalable à toute implantation.

Les aires d’études et méthodes d’analyse sont très cadrées par la réglementation wallonne. C’est sans doute le chapitre le plus approfondi de l’étude.

La plupart des espèces ne sont pas en danger

La plupart des oiseaux, dont la vue est le sens le plus développé, voient les éoliennes à une très longue distance. Ils changent facilement de trajectoire pour les éviter. C’est l’effet « épouvantail ».

Une étude canadienne a estimé que la mortalité des oiseaux et la destruction des nids sont dues à plus de 95% à la prédation par les chats et les collisions mortelles avec les fenêtres, les véhicules et les lignes de transmission*.

La présence du milan royal pris en compte

Il est vrai, cependant, que certaines espèces ne perçoivent pas l’éolienne en rotation comme un danger et risquent donc d’entrer en collision. C’est le cas, par exemple, du milan royal ou de la cigogne noire. Il faut donc leur accorder une attention particulière.

Un projet relocalisé pour protéger l’espèce

Dans le cadre de notre projet éolien citoyen sur Habay, la présence de ces espèces a été prise en considération. Les études d’incidence pour les projets envisagés par Lucéole sur d’autres sites (que veulent notamment exploiter des promoteurs privés) a poussé la coopérative à revoir ses plans et à envisager le développement dans la configuration actuelle.

Comme elle l’affirme dans sa charte, Lucéole cherche à placer l’éolien au service d’une transition énergétique nécessaire pour la planète en veillant à limiter autant que faire se peut les incidences environnementales liées au projet.

Il est important de noter que les couloirs migratoires font également l’objet d’une grande attention


Références :

* Calvert Am et al., « Synthèse des sources de mortalité aviaire d’origine anthropique au Canada », Avian Conservation andEcology, 2013.